Communique – mise au point

L’association Stoprussophobie et son site stoprussophobie.info ne sont pas des entités russes.
Nous n’avons aucun lien de dépendance avec la Russie et aucun moyen de recevoir des informations particulières ou d’influencer en quoi que ce soit la politique russe.
En revanche, nous sommes une association française attachée, comme le général De Gaulle, à la réalité historique : quand la France et la Russie ont de bonnes relations, c’est bon pour la France et quand ce n’est pas le cas, c’est mauvais pour la France.
Nous estimons que le continent européen doit garder sa place dans le monde et sa prospérité. Une position de plus en plus fragile ! Pour ce faire, il faut qu’il agisse selon ses intérêts et avec l’ensemble de ses composants géographiques, politiques et humains.
C’est-à-dire avec la Russie.
Et non dans un ensemble atlantico-européen, dirigé depuis les USA pour les intérêts exclusifs de la puissance hégémonique américaine.
Nous déplorons comme tout le monde, et peut-être plus encore, la tragédie de l’affrontement fratricide russo-ukrainien et ses conséquences pour le reste de l’Europe à court et à moyen terme.
Nous ne croyons pas que la France ait un quelconque intérêt à aller installer des missiles à têtes nucléaires pointés sur la Russie en Ukraine. Ni qu’elle ait un intérêt quelconque à y entretenir des laboratoires secrets de guerre biochimiques, logiquement interdits par les accords internationaux. Nous voyons en revanche tout l’intérêt qu’on a pu retirer d’une coopération harmonieuse avec la Russie, depuis le prix du gaz jusqu’aux coopérations industrielles, agricoles, technologiques et énergétiques qui nous ont rapporté à tous un meilleur niveau de prospérité que les hausses catastrophiques d’aujourd’hui, les marchés perdus et l’argent donné à des équipes politiques peu contrôlées et peu recommandables à Kiev aux dépends de nos factures de gaz et d’électricité, de nos hôpitaux, de nos écoles et de nos services publics qui ont été parmi les meilleurs au monde.
Les présidents français Hollande et Macron auraient pu avoir un rôle potentiellement positif en parrainant, avec l’Allemagne et la Russie, les accords de Minsk, signés en 2014 et 2015 entre Kiev et les deux républiques auto-proclamées du Donbass. Malheureusement, comme l’ont reconnu l’ex chancelière allemande Merkel et l’ex-président Hollande, ces accords, qui auraient pu éviter les opérations guerrières de la suite, étaient destinés uniquement à faire gagner du temps à Kiev afin de résoudre la question “à la croate” de 1995, en procédant à un nettoyage ethnique massif.
Il a été lancé en février 2022 par une préparation d’artillerie dont les observateurs de l’OSCE ont témoigné et ceci après que les Etats-Unis et l’Otan ont rejeté une proposition russe de négociations sur la sécurité générale et pour tous en Europe. Cette proposition a été rejetée car venant “d’une pompe à essence”, selon la formule reprise parmi les néo-conservateurs américains. Ces derniers soutenaient la solution militaire préparée par Kiev avec l’OTAN depuis au moins 5 à 6 ans et prévoyaient de casser la Russie lorsqu’elle réagirait pour défendre les populations du Donbass, déjà bombardées depuis 8 ans à l’époque. D’où les “prévisions” de Washington d’une intervention russe en Ukraine et les déclarations un peu hâtives du ministre français de l’économie sur la ruine imposée à la Russie par l’Occident.
En fait, le choix stratégique des Etats-Unis est de démanteler la Russie et de s’emparer de ses richesses en matières premières (cf. notre article sur le projet US de la Rand corporation), comme ils l’ont fait avec les Indiens dans leur pays et avec tant d’autres pays. Quelques soient les circonstances, avec des hauts et des bas, l’objectif est le même nonobstant du langage officiel du moment. Les Russes semblent aujourd’hui l’avoir compris et la confiance en matière de relations internationales est nettement compromise. Le langage guerrier est plus tendance aujourd’hui que les tentatives diplomatiques de calmer le jeu. Mais notre intérêt coïncide-t-il avec ceux des oligarchies financières d’outre Atlantique ? N’est-il pas préférable pour nous de commercer normalement avec les Russes, plutôt que d’essayer de leur voler les richesses de leur sous-sol ? D’autant qu’en la matière, on n’arrive pas à la cheville des anglo-saxons qui nous vendrons les produits de leurs rapines plus cher que ce que font les Russes. Ces derniers au moins nous achetaient nos produits et laissaient aux investisseurs français une bonne place sur leur marché.
L’échec de Minsk et des pourparlers d’Istanbul de mars 2022, demandés par Kiev juste après le lancement de l’opération militaire spéciale par les Russes et sabotés par l’intervention de Boris Johnson sur instruction américaine, peuvent expliquer mais non justifier l’attitude belliciste adoptée aujourd’hui par nos autorités et nos médias. Au lieu de pousser à la guerre les pauvres ukrainiens et nous mettre à la merci de n’importe quelle provocation ou incident pouvant conduire à une déflagration nucléaire, sans parler des conséquences économiques pour nous des sanctions et de l’argent déversé sans contrôle dans un des pays les plus corrompu au monde. Nous ferions mieux de tout faire pour encourager des négociation diplomatiques sur l’organisation d’une sécurité européenne pour les décennies à venir afin de régler le problème sur le fond.
Et cesser les campagnes systématiques de désinformation qui portent atteinte à notre liberté citoyenne d’opinion et de parole. Ces campagnes médiatiques immodérées ont provoqué des manifestations de russophobie insensées : des enfants russophones pris à partie dans des écoles, des livres de littérature classique retirés des librairies, des concerts et des spectacles annulés, des chats russes retirés d’expositions félines, les athlètes paralympiques empêchés de participer aux Jeux, des menaces de mort contre des Russes d’origine… Malheureusement, certaines sources “européistes”, c’est à dire favorables à une négation totale des identités nationales des pays de l’Europe et pour une fédéralisation totale, ont expliqué que compte tenu de l’absence d’un “patriotisme européen” parmi les populations de l’Europe, on allait le créer grâce à la haine du Russe ! C’est tellement faux et absurde ! Cela rappelle tant les moments les plus noirs de notre histoire au XXème siècle où la haine d’un bouc émissaire ethnique servait une idéologie nauséabonde. Un patriotisme se construit sur l’amour de son pays et sur le désir de le voir réussir et non sur la haine. C’est cela le sens de notre combat contre la russophobie. Cela dépasse la simple question russe.
De ce point de vue, notre site et ses annexes sur X (Twitter), Télégramme, Facebook mais avec ses très (trop) faibles moyens reste nécessaire pour, avec d’autres, lutter contre ce nouveau quasi-racisme idéologique et continuer à ré-informer autant que faire se peut et apporter la liberté de savoir et de choisir dont aucun citoyen de la République ne devrait être privé.
Stoprussophobie.info